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Chapitre 12
Je te pointe, tu me pointes par la barbichette, la première de nous deux qui tirera...
Jeanne avait les bras en l'air en signe d'abandon.
-"Oh tout doux, tout doux!" dit Jeanne d'une voix éxtrement posée.
Ziva ne savait pas ce qu'elle faisait, avait-elle laissé son coeur s'ouvrir? Non, jamais elle n'aurait fait ça, elle a trop souffert. Alors pourquoi pointait t-elle cette femme avec son arme? Parcequ'elle lui avait fait mal et qu'elle ne connaisait plus d'autres douleurs que la douleur physique or on lui avait appris que la douleur physique disparaisait toujours quand on faisait disparaître la personne qui vous faisait mal. Donc il était logique pour Ziva de pointer son arme sur Jeanne.
-"Sortez immédiatement de cette chambre avant que je ne vous tire dessus!" exigea Ziva.
Tony venait de se réveiller, aucune des deux femmes ne l'avait remarquer.
-"Qui me dit que vous n'allez pas me tirer dessus si je bouge?!" demanda Jeanne.
-"Je vous ai demandé de sortir et je ne suis pas patiente. Donc je le répète une dernière fois: Sortez immédiatement!" répéta Ziva.
-"Jeanne fait ce qu'elle dit!" C'était Tony qui venait de dire celà, Jeanne sursauta légèrement à l'entente de sa voix. Tony avait dit celà de manière calme mais il était résigné à faire sortir Jeanne de cette chambre.
-"Bien puisqu'on ne veux plus de moi ici. Mais croyez moi, nous n'allons pas en rester là!" lança t-elle à Ziva. Sur ce elle partit les bras toujours en l'air.
Ziva pointa encore son arme quelques minutes dans le vide avant de finir par la reposer sur sa table de nuit. Tony lui était furieux contre Jeanne, elle avait dù sérieusement provoquer Ziva pourqu'elle arrive à la pointer avec son arme. Quoique...Le self contrôle acquis par Ziva avait dù s'estomper, elle s'énervait déjà pour un rien en temps normal mais là avec le stress dù au bébé, les hormones.Elle devait s'emporter pour la moindre petite chose. Toujours est-il qu'il n'allait pas laisser Jeanne embéter Ziva.
Quelques minutes s'écoulèrent sans un bruit.
-"Tony, est ce que je suis un monstre?"
Tony choqué que Ziva puisse penser une telle chose d'elle se leva et s'assit sur le bord de son lit. Il voulut la prendre dans ses bras mais elle le repoussa.
-"Je n'ai pas de coeur! Je suis dépourvue de tous sentiments!" elle disait avec une voix quelque peu indiférente mais chargée d'une pointe d'émotion.
-"Ce n'est pas vrai, tu es comme tout le monde, tu as des sentiments. Simplement tu les enfouis au plus profonds de toi!" Tony n'était pas sûr de ce qu'il disait mais il éspérait ne pas se tromper.
Ziva ne croyais pas un mot de ce que disait Tony, elle ne répondit rien à sa phrase.
Tony pour rompre le silence:
-"Je vais me doucher, après je partirais travailler!"
Ziva ne répondit rien, elle s'était allongée et avait tiré la couverture jusqu'à son menton, elle se recroquevilla sur elle même. A ce moment elle aurait aimé disparaître, elle ce monstre sans sentiments...Mais elle n'était plus seul...Timidement elle passa la main le long de son ventre pour la première fois depuis qu'elle était enceinte...C'était une sensation étrange que de ce dire qu'un petit être grandissait au fond d'elle même.
Tony vint la tirer du fond de ses pensées:
-"Bon j'y vais! A plus tard!" Tony était parti en courant, il était en retard! Il en oublia le baiser matinal de Ziva! Ziva sourit...Tony fidéle à lui même.
Jeanne profitant de l'absence de Tony pour revenir vint voir Ziva en compagnie du docteur Verdain.
-"Boujour Mlle David!"
-"Docteur Verdain." salua Ziva.
-"Voyez docteur je me tenais ici même quand elle a pointé son arme sur moi!'
-"Jeanne!" Le docteur la dévisaga d'un regard lassé.
-"Laissez nous s'il vous plaît!" demanda le docteur Verdain d'un ton insistant.
-"Bien, je vois que décidement dans cette chambre je ne suis vraiment pas à ma place." Le vraiment pas à ma place était là histoire de rappeler à Ziva ce que Tony avait dit.
Une fois Jeanne sortit le docteur interrogea Ziva:
-"Pourquoi avait vous pointé Mlle Benoît avec votre arme?"
-"C'était de la légitime défense!" répondit Ziva légèrement énérvé par les dernier mots de Jeanne.
-"Elle m'avait menacé!"
Le docteur Verdain commencait à quelques peu connaître Ziva...
-"Physiquement?" demanda-t-il.
-"...Non!" finit par reconnaître Ziva.
Le docteur Verdain, savait que pour Ziva il était normal de pointer une personne qui la menacer, ce matin l'agent DiNozzo était venu lui raconté l'incident qui s'était produit dans la chambre.
-"Je vais veiller à ce que Mlle Benoît ne vienne plus vous importuner, mais essayer tout de même de garder votre calme."
Le docteur était entrain de partir...
-"Merci!" lança Ziva.
Le docteur se retourna et sourit, il leva la main puis partit.
12h00
Jeanne s'était arrangée pour prendre la place de l'infirmière qui distribuait les plateaux repas, elle n'avait pas l'intention de laisser cette p*tin lui voler son homme. C'était plutôt elle qui allait lui voler quelquechose...
-"Ravis de vous revoir Mlle David!" annonça Jeanne le sourire aux lèvres en pénétrant dans la chambre de Ziva.
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Chapitre 13
Toi mon amie pour la vie
-"Sortez immédiatement de ma chambre!" hurla Ziva.
-"Calmez vous, je ne fais que vous apportez votre déjeuner." Elle poussa la tablette au dessus du lit de Ziva puis y posa le plateau.
-"Tenez, vous étiez la dernière personne de ma liste." dit-elle en prenant une liste et en y raillant le nom de Ziva David.
S'en rien dire, Jeanne tira le fauteuil auprès du lit de Ziva et s'y assit.
-"Vous savez, je suis désolée pour ce matin! Je ne voulais pas vous blessé!"
Le silence régna dans la chambre, Ziva regardait encore une fois dans le vide.
-"Que diriez vous qu'on reparte à zéro?" proposa Jeanne avec une esquisse de sourire.
Ziva tourna la tête vers elle, elle avait l'air si sincère avec ce sourire et Ziva se sentait si seul...Ziva finit par hocher la tête avant d'elle aussi esquiver un sourire.
-"Vous avez déjeuné?" demanda Ziva.
-"On peut se tutoyer?!"
-"D'accord!"
-"Eh bien non je n'ai pas encore déjeuné." dit Jeanne en prenant le dernier plateau repas. Sur ses lèvres était accroché ce sourire propre à elle même si...charmeur mais avec une conotation fausse.
Jeanne et Ziva était arrivées au dessert, elle commençait à vraiment bien s'entendre.
-"Et dès que tu sortiras de l'hôpital nous irons faire les boutiques ensemble!" s'exclama Jeanne entousihaste.
Ziva souriait, sa première amie en dehors du NCIS aux Etats-Unis.
-"Cet après-midi ça te dit que je reste avec toi? Je ne travail pas!"
-"Avec plaisir!" répondit Ziva.
18h00
Gibbs avait laissé Tony sortir plus tôt car il avait apris l'incident entre Jeanne et Ziva et il voulait laissé le moins longtemps possible Ziva seul.
Tony prenait place à bord de sa Ford Mustang, en attachant sa ceinture il se retourna pour voir la banquette arrière...Il l'imaginait avec un siège auto, une petite grenouille (rien avoir avec un quelquonque trafic d'arme ;) à l'intérieur et quand il se retournait vers l'avant il voyait sur le siège passager une magnifique Israélienne lui disant qu'elle l'aimait lui son joli petit derrière poilu. Ce magnifique rêve dura pendant tout le trajet du NCIS à l'hôpital. Arrivé à l'hôpital il descendit de sa voiture et se dirigea vers la réception, là il y trouva le docteur Verdain en grande conversation avec la standardiste.
-"Ah Mr DiNozzo, je voulais justement vous voir à propos de Mlle David!"
-"Elle n'a pas..."
Le docteur Verdain ne le laissa même pas terminer sa phrase:
-"Elle est incensée tout de même..." A ces mots Tony sourit.
-"Elle refuse de faire une banal échographie, moi je ne peux pas la laisser sortir comme ça si elle ne l'a fait pas. Voyez une fois j'avais laissé sortir une jeune femme..." Ce docteur Verdain avec ses cheveux mi gris mi blanc lui rappelait quelqu'un.
-"Euh désolé Docteur, je dois y aller je suis vraiment pressé!"
Sur ce Tony fila vers la chambre de sa coéquipière.
Là il la trouva en train de discuter avec...JEANNE? Tony n'en revenait pas elle était vaiment inscensée.
-"Regarde qui est là!" murmura Ziva à sa nouvelle meilleur amie.
Elle regardait toutes les deux le bel italien avec un immense sourire sur les lèvres.
Tony pensa...Wouah deux pour le prix d'une c'est génial! Et puis il resentit une légère douleur derrière la tête, il se retourna personne. A mais il y a un problème...L'une est mon ex petite amie et a l'air encore folle de moi tandis que l'autre porte mon enfant mais ne m'aime pas! Tony les regardaient l'air sceptique. Laquelle choisir?
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Chapitre 14
Maman d'une chose?
Le lendemain dans la journée, Tony et Jeanne chacun de leur côté travailaient ce qui fait que Ziva se retrouva seule. Doucement elle commença par débrancher sa perfusion, puis le "machin" qui controlait son rythme cardiaque...Ainsi tous ce qui ratachaient Ziva à son lit d'hôpital disparaisaient pour lui rendre cette libertée qui lui était si cher. Elle se leva, d'abord elle vacilla puis finalement elle réussi à marcher sans trop d'encombre jusqu'à la salle de bain. Là elle se doucha puis enfila des habits propres après s'être lavée les dents. Une fois celà fini elle prit son arme qu'elle avait pris soin de remettre dans sa table de nuit ainsi que son portable, puis elle fila à la française par la fenêtre, heureusement pour elle sa chambre se trouvait au premier étage elle n'eu donc aucun mal à s'achapper. Une fois dans le jardin de l'hôpital elle respira une grande bouffée d'air frais avant d'allumer son portable, là elle composa le numéro d'un taxi pour qu'il la ramène cher elle. Elle n'eut pas longtemps à attendre avant que le taxi arrive, pendant le trajet qui la ramenait cher elle elle réflechit, l'homme qui était son coéquipier, celui à qui elle devait accorder toute sa confiance et celui dont elle...portait l'enfant était-il plus qu'un simple ami? Elle n'en savait rien et n'avait pas envie de se poser la question, moins elle éprouvait de sentiment mieux elle se portait. L'amitié était le sentiment le plus fort qu'elle s'autorisait à éprouver. Enfin elle arriva cher elle, elle grimpa les marches qui menait aux 4ème étage et arriva à bout de souffle. Elle devait le reconnaître, cette chose qu'elle ne cessait d'ignorer était bel et bien présente et elle aller devoir faire avec.
Elle sortit la clef de sa poche et l'enfonça dans la serure, après avoir posé son sac elle ramassa le courier qui se trouvait sur son paillason. Elle prit la pile de lettre mais n'y jeta qu'un furtif regard, pour l'instant une seule question la préocuper: Comment serait son futur avec la "chose" qui grandissait en elle?
Tony rentra à l'hôpital, arriver à la reception il n'eut pas le temps de dire la moindre petite chose que le docteur Verdain commença à parler:
-"Enfin Mr DiNozzo, il faut que vous retrouviez votre collègue! On ne laisse pas une femme enceinte de 5 mois et demi comme celà dans la nature!"
-"Quoi Ziva est enceinte de 5 mois?!"
-"Un peu plus, pourquoi? Avec pareil ventre il ne fallait tout de même pas s'attendre à moins!"
-"Comment ça pareil ventre?"
-"Eh bein elle est désormais bien ronde!"
-Vous plaisantez, celà doit faire un peu près un mois que je n'ai pas vu son ventre, mais avant qu'elle ne se fasse kidnapper elle n'était pas le moins du monde ronde!"
-"Eh bien...Dans ce cas il est possible que votre collègue ai fait un déni...Dans ce cas c'est encore plus grave, il faut vite la retrouver!"
-"Un déni???" interrogea Tony.
-"Qu'est ce que c'est?"
-"Et bien celà se definit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l'être. Ca peut la bouleverser notament au plan psychologique."
-"..." Tony resta sans voix, Ziva était enceinte de plus de 5 mois et elle avait du prendre compte de sa grossesse il y a quelques semaines.
Après avoir repris ses esprits une question lui brula les lèvres:
-"Vous avez dit dans la nature?" demanda Tony inquiet.
-"Oui j'ai dit dans la nature!" se mit à vociférer Verdain.
-"Car votre coéquipière s'est enfuie, je n'ai jamais vu celà! C'est de l'inconscience pure et dur!
Tony commenca à s'inquieter, la première chose à faire c'était d'aller voir à l'appartement de Ziva si elle y était! Ni une ni deux il fonça à bord de sa voiture.
Ziva se tenait debout, de profil, une main sur son ventre rebondit en face du miroir de sa chambre. La "chose" commençait à vraiment l'agacer, non seulement à cause d'elle elle avait des fringales, des envies présantes, etc...Mais en plus elle devait ressembler à un paschyderme pendant encore...Encore, Ziva venait de se rendre compte qu'elle ne savait pas depuis combien de temps elle était enceinte. D'ailleurs elle trouvait qu'elle avait pris beaucoup de poids en très peu de temps...
DING
La sonnette vint la sortir de ses pensées. Elle alla ouvrir oubliant qu'elle s'était enfuie.
-"Tony?!"
Tony l'enlaca dans ses bras.
-"Oh j'ai eu si peur, j'ai cru qu'on t'avait à nouveau enlever pour te faire du mal!" Il était si content de la serer dans ses bars, de respirer son odeur...
-"Tony s'il te plaît, ne dit pas au docteurs que je me trouve ici!" Elle se desera de son étreinte.
-"Pourquoi?" demanda Tony.
Ziva sentait remonter les larmes, elle lutait mais elle savait qu'elle n'allait pas tenir longtemps. Elle s'assit sur le canapé, Tony vint la rejoindre, il la prit à nouveau dans ses bras. Ziva ne comprenait pas, pourquoi quand elle était dans ses bras elle se sentait si bien? Pourquoi dans ses bras tous ses malheurs s'en allaient, pourquoi se sentait-elle si forte, prête à décrocher le soleil? Toujours était-il que dans ses bras elle se sentait merveilleusement bien et que pour l'instant elle y était.
Tony prit la parole:
-"Ecoute pendant les 3 mois et demi à venir je vais rester avec toi, puis après quand le bébé sera là on avisera?!"
-"Quoi je suis enceinte d'a peu près 5 mois? hurla Ziva.
-"Ce n'est pas possible! Non, ce n'est pas possible!" répéta-t-elle, elle s'était désormais levé et avait commencé à déambuler dans la pièce en faisant de grands gestes.
Ziva commençait à doucement réaliser que dans un peu plus de 3 mois elle serait maman, mais elle ne voulait pas devenir maman. Elle se trouvait désormais à l'autre bout du salon, elle regarda Tony à l'autre bout de la pièce assit sur le canapé, lui il était prêt à être père et il voulait cette enfant.
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